Michel Katchadourian
Un nouveau coup du capitalisme financier et mondialisé en crise, contre la Sécurité sociale, la santé publique et l’industrie pharmaceutique en France. Nous avons recueilli les analyses et propositions de Michel Katchadourian, acteur du mouvement mutualiste et observateur très averti du système de santé depuis de nombreuses années.
Biogaran change de mains :
le fonds BC Partners finalise le rachat auprès de Servier
La preuve par la finance
Biogaran ne valait pas rien, contrairement à une réponse qui avait été faite à l’auteur de ces lignes. La transaction est évaluée entre 800 millions et 1 milliard d’euros. Au-delà des chiffres, la valeur d’une entreprise c’est surtout son utilité sociale, économique et les compétences de ses salariés. C’est toute la différence entre une réflexion qui repose sur le bien commun et celle qui repose sur la rentabilité du capital. C’est un choix de société et je l’assume. Je ne suis pas seul car beaucoup de mouvements et d’organisations politiques et syndicales sont favorables à notre proposition de « pôle public du médicament » et c’est tant mieux. Bientôt « nous serons des millions… » comme le clamait, dit-on, Spartacus.
« C’est la fin d’un long feuilleton. Le rachat de Biogaran, numéro un des médicaments génériques en France, par le fonds d’investissement BC Partners aux côtés de Bpifrance comme actionnaire minoritaire, a été finalisé auprès du laboratoire pharmaceutique Servier, sa maison mère, ont annoncé les parties prenantes.
L’opération, dont le montant n’a pas été précisé mais qui avait été estimé dans une fourchette comprise entre 800 millions d’euros et un milliard, a été actée après l’obtention des autorisations européennes ainsi que celle relevant du « contrôle des investissements étrangers en France délivrée par l’État français », souligne le communiqué. Une opération qui a ravivé les débats explosifs sur la souveraineté sanitaire en France en Europe. La dépendance de la France à l’égard des pays étrangers durant la pandémie de Covid avait jeté une lumière crue sur les fragilités du système industriel tricolore. L’Hexagone avait dû importer des tonnes de médicaments en provenance d’Asie pour faire face aux pénuries.
Bpifrance, actionnaire à 15 %
Signe du caractère stratégique de Biogaran, BC Partners a garanti auprès des autorités françaises « le maintien du siège et des activités en France, la sauvegarde des emplois, la préservation du modèle de sous-traitance de l’entreprise, ainsi que la continuité industrielle, logistique et commerciale ». »
Propositions
Dans un article de L’Humanité, en décembre 2003, je proposais un pôle public du médicament, des dispositifs médicaux et de la vaccination incluant recherche, fabrication, distribution avec au minimum deux laboratoires sous appropriation sociale et publique. Je bataille sur cette idée en l’améliorant constamment avec notamment les deux laboratoires qui doivent servir de socle à cette proposition et Servier, en raison du savoir faire des salariés sur les génériques et donc la possibilité de faire des copies en cas de nécessité urgente de santé publique, pandémie, rupture de stock, d’approvisionnement.
Industrie pharmaceutique
Avec la vente par Servier du génériqueur Biogaran à un fonds de pension anglo-saxon, je pensais peut-être naïvement que nous allions avoir une analyse sérieuse sur le médicament et l’industrie pharmaceutique, 23 ans après mon article dans L’Humanité malheureusement prémonitoire de 2003. En conséquence, je me suis relancé dans l’écriture en m’appuyant sur divers documents, articles On assiste à un nouveau coup du capitalisme financier et mondialisé en crise contre la sécurité sociale, la santé publique et l’industrie pharmaceutique en France. Les laboratoires nationaux continuent la cession des activités stratégiques, à des fonds d’investissement étrangers. Après Opella de Sanofi, Bercy a donné son feu vert pour le rachat de Biogaran numéro un des médicaments génériques en France, par le fonds d’investissement américain BC Partners aux côtés de BPI France.
Les groupes pharmaceutiques français poursuivent leur « réorientation ». En 2025 déjà, Sanofi avait finalisé la vente de sa filiale Opella, incluant le Doliprane et les médicaments grand public, au fonds américain Clayton, Dubilier & Rice (CD&R), pour une valorisation totale d’environ 16 à 20 milliards d’euros. Depuis, Sanofi et Bpifrance conservent environ 50 % du capital, tandis que CD&R prend le contrôle opérationnel. « Sanofi a reçu un montant net total en numéraire de l’ordre de 10 milliards d’euros » à l’issue de cette opération, selon un communiqué du géant pharmaceutique publié à l’issue de l’assemblée générale des actionnaires. Cette opération, annoncée fin 2024 et bouclée en avril-mai 2025, s’inscrivait “dans une stratégie de recentrage sur l’innovation”.
Biogaran : un leader du générique cédé
Depuis plusieurs mois, les laboratoires pharmaceutiques cèdent des secteurs comme les génériques, la santé animale, les principes actifs et les médicaments grand public en raison de faibles marges de rentabilité en France
Il faut rappeler que dans la France d’Ambroise Croizat, de Pasteur et du CNR, les prix des médicaments ne sont pas « libres » mais réglementés, contrairement à d’autres pays situés dans la zone Euro ou pas, et que la distribution des médicaments se fait exclusivement dans les officines pharmaceutiques avec une mission de service public et une obligation de maillage sur tout le territoire.
Les laboratoires argumentent que c’est pour se « recentrer sur le développement de traitements innovants à haute valeur ajoutée ». On peut en douter. Où est passée la notion de santé publique dans ces histoires financières ?
Les fonds d’investissement, dont certains américains, rachètent ces activités car elles offrent des flux de trésorerie stables et prévisibles avec la solvabilité garantie par les systèmes de santé étatiques ou de Sécurité sociale comme en France. Les marges de rentabilité peuvent exploser si les médicaments sont vendus en priorité sur des marchés où les tarifs des produits de santé sont les plus élevés.
Avec la cession de 50 % d’Opella à un fonds d’investissement américain, la France perd un fleuron de l’industrie pharmaceutique française et la moitié des recettes générées par le Doliprane, médicament emblématique et leader du marché du paracétamol. L’autre fleuron qui vient d’être cédé, le laboratoire Servier a finalisé avec le fonds d’investissement britannique BC Partners et Bpifrance le rachat de sa filiale, Biogaran numéro un des médicaments génériques en France. Créée il y a 30 ans, Biogaran est devenue une filiale stratégique aussi bien pour Servier que pour la France, représentant 30 % des ventes de génériques. Son catalogue compte près d’un millier de médicaments pour le traitement des pathologies, des moins graves aux plus graves. Biogaran alimentait par ailleurs un tissu d’une quarantaine de sous-traitants et son chiffre d’affaires dépassait les 1,25 milliards d’euros lors du précédent exercice.
La polémique avait obligé Servier à suspendre son projet de cession avant d’annoncer durant l’été 2025, dans une logique essentiellement financière, des négociations exclusives avec BC Partners. Le montant de l’opération n’avait pas été précisé mais tournerait, selon les estimations, entre 800 millions d’euros et un milliard. Le rachat a été officialisé après l’obtention des autorisations européennes ainsi que celle relevant du « contrôle des investissements étrangers en France délivrée par l’État français ».
Des garanties pour l’emploi ? On connaît ce genre de contrat de confiance qui repose sur du sable en vérité. Combien d’entreprises ont fermé quelque temps après les promesses gouvernementales et celles des actionnaires ? Ça permet de déminer la bombe, sociale, politique et économique un maximum !
BPI France sera actionnaire à hauteur de 15 % du capital et veillera « à la pérennité de son développement à long terme tout en préservant son ancrage français », a assuré dans le communiqué Nicolas Dufourcq, directeur général de la banque détenue par l’État français et la Caisse des Dépôts.
Roland Lescure, ministre de l’Économie, explique que par cette entrée au capital, « l’État veille et agit », affirmant avoir été « très exigeant sur les conditions de cette opération avec des engagements fermes et durables imposés à l’acquéreur, notamment sur la sécurisation des stocks stratégiques ».
Paris, qui brandit des menaces d’amendes allant « jusqu’au double du montant d’investissement ou 10 % du chiffre d’affaires » de la société, a obtenu auprès de BC Partners « la garantie » que Biogaran mènerait ses opérations dans l’Hexagone, avec « le maintien du siège et des activités en France, la sauvegarde des emplois, la préservation du modèle de sous-traitance de l’entreprise, ainsi que la continuité industrielle, logistique et commerciale ».
Mais une vraie bataille pour le pôle public du médicament – recherche, fabrication, distribution – est indispensable. Car c’est la Sécurité sociale et les citoyens via leurs complémentaires santé, qui vont alimenter ces fonds de pension capitalistiques, c’est scandaleux !
Pourquoi un pôle public du médicament et de la vaccination,
en y incluant les dispositifs médicaux ?
Il inclurait recherche, fabrication, distribution. Cela impliquerait obligatoirement un ou deux laboratoires nationaux au minimum sous appropriation publique et sociale, avec de nouveaux droits d’intervention pour les salariés dans les gestions.
La pandémie mondiale a accéléré la prise de conscience que la santé est un droit humain fondamental et un commun mondial. Mais face aux pouvoirs monopolistiques et capitalistiques de l’industrie pharmaceutique (IP), cette conscience est plus hésitante à intégrer le médicament comme bien commun. Or, quelle est l’alternative à l’emprise de la domination de l’IP sur la recherche, la production et la distribution des médicaments, sans sortir le médicament de la marchandisation, sans maîtrise par la société de sa politique de santé ?
Le constat : Si l’industrie pharmaceutique a fait des progrès considérables depuis plusieurs décennies cela est dû à plusieurs facteurs. La création de la Sécurité sociale a permis de solvabiliser la recherche, la production la distribution des laboratoires privés et publics après la guerre.. !
C’est aussi la recherche publique, les universités, les CHU qui ont permis aux laboratoires d’obtenir ces résultats. Mais en même temps l’industrie pharmaceutique est responsable d’une succession de scandales sanitaires et de pollution des sols catastrophiques notamment dans les pays à faible contrôle et réglementation.
Depuis l’offensive néolibérale idéologique et économique des années 80, on assiste à une financiarisation de l’économie démentielle, une réduction de l’industrie, des privations de secteurs autrefois préservés, la réduction des services publics, une mise en concurrence pour dogme, avec moins de recherche, moins de matière grise et plus de force de vente, de Marketing et de visiteurs médicaux.
L’échec actuel de Sanofi dans le développement d’un vaccin contre la Covid ne vient que confirmer ce constat. Les sites de production de Sanofi (tant de production de principes actifs que de formulations pharmaceutiques) sont menacés, soit d’externalisation, soit de fermeture, l’entreprise entendant se désengager de 200 familles de médicaments sur 300, sur la base du seul niveau du chiffre d’affaires (CA). L’externalisation est une des principales causes des ruptures de l’approvisionnement, multipliées par 20 depuis 2008.Le risque du démantèlement du groupe Sanofi est majeur comme cela s’est passé pour d’autres fleurons industriels français (Alcatel/Alstom, Péchiney…). Les autres laboratoires pharmaceutiques français, beaucoup plus petits (Servier, Fabre, Ipsen…), sont également en position difficile.
Le fait que Sanofi ait fait le flaconnage du vaccin Pfizer alors que Cuba sous blocus des USA en était à son cinquième vaccin aurait dû susciter un débat public et interroger beaucoup plus d’acteurs de la société civile.
En prenant l’exemple de l’évolution de Rhône Poulenc depuis 120 ans, on comprend mieux pourquoi la création d’un laboratoire public est indispensable :
- 15 juillet 1895 : création de la Société chimique des usines du Rhône (SCUR) ;
- 1900 : création de la société anonyme Les établissements Poulenc frères par les trois fils du pharmacien et chimiste Étienne Poulenc (1823-1878) : Gaston (1852-1948), Émile (1855-1917) et Camille (1864-1942)
- 1982 : nationalisation (jusqu’en 1993), ce qui sauve le groupe en difficulté et permet de moderniser certains de ses sites [3] ;
- 1983 : acquisition de Pharmuka ;
- 1986 : acquisition de Natterman (Allemagne) ;
- 1988 : acquisition de Bottu ;
- 1989 : acquisition de Connaught (Canada) ;
- 1990-1991 : acquisition de Rorer (États-Unis) ;
- 1993 : privatisation avec recentrage, sous la présidence de Jean-René Fourtou, de cent soixante à trente-cinq produits.
La « nationalisation », ce n’est ni l’ardoise magique à effacer les dettes des entreprises privées, ni le fournisseur de chercheurs et d’ingénieurs, de brevets, pour l’industrie privée.
« Bien Public Mondial ». Pour les libéraux, cela veut dire : les États, donc les deniers publics, les systèmes de protection sociale solidaire qui financent lourdement les IP pour la recherche, la production et la prise en charge de la pharmacovigilance des vaccins. Ensuite les IP fixent les conditions de mise à disposition, assurent leur monopole mondial, socialisation des investissements humains, financiers et privatisations des bénéfices… !
La question de l’augmentation du prix des vaccins anti-Covid-19 était le reflet d’un comportement et du seul profit financier. Le mot « bien commun », pour l’industrie capitaliste c’est le sucre de la dragée au poivre. Pour les IP, le prix d’un médicament et d’un vaccin est calculé en fonction de la solvabilité et de l’économie potentielle réalisée.
Quelles sont les attentes exprimées dans les diverses mobilisations, depuis des années, qui se font plus urgentes aujourd’hui ?
1.La recherche fondamentale publique, pour être créative, doit être indépendante dans ses choix, donc non dépendante des fonds privés pour la financer. Cela implique un budget pour la recherche publique et universitaire, à la hauteur des besoins, un changement radical de la situation actuelle. En France, ce budget est le plus faible d’Europe, à peine 2 % du PIB.
2.Stopper les pénuries de médicaments et de vaccins. Cela concerne tous les pays du monde, à des degrés divers. La production nationale est indispensable pour assurer l’indépendance sanitaire, ce qui ne veut pas dire moins de coopérations internationales, bien au contraire. L’industrie pharmaceutique c’est encore près de 100 000 emplois en France. Six millions de personnes sont privées d’emploi, l’industrie pharmaceutique est un enjeu sanitaire, économique et social.
3. La distribution : le rôle indispensable des pharmacies. Elles ne doivent pas être des magasins tout-venant, mais être uniquement consacrées à la vente des médicaments, vaccins, dispositifs et produits médicaux avec des tarifs réglementés et universels. Les pharmacies ont une mission de service public, un maillage sur le territoire qu’il faut améliorer et développer.
4. Les dispositifs médicaux. On ne peut plus laisser la production des dispositifs médicaux en dehors d’une appropriation publique et sociale. Dans la chaine du soin et de la prévention, notamment pour retarder la perte d’autonomie, ils sont un maillon essentiel. Un dispositif médical est un produit de santé qui accomplit son action médicale par un moyen physique ou mécanique. C’est donc tout instrument, appareil, équipement, logiciel, implant, réactif, matière ou autre article, utilisé seul ou en association, destiné à être utilisé chez l’être humain à des fins médicales spécifiques. Au vu de cette large définition, le terme « dispositifs médicaux » couvre un vaste éventail de produits allant des lunettes avec verres correcteurs et des pansements, jusqu’aux appareils d’imagerie médicale en passant par les implants et les préservatifs. En proposant de maitriser à la fois la production, la distribution, on réduit les risques de catastrophes sanitaires comme on a connu avec les implants mammaires. Nous proposons une TVA réduite voire à taux 0, pour les dispositifs médicaux, les médicaments, les verres correcteurs, les prothèses, auditives, dentaires, …les fauteuils roulants, les produits d’hygiène indispensables …Nous exigeons une amélioration immédiate des remboursements par la sécurité sociale, en particulier pour l’optique, le dentaire, l’audition.
5.Répondre aux besoins réels de la population en matière de santé (prévention et soins). Veiller à un meilleur usage des médicaments, ce qui passe par une réelle écoute et droits d’intervention, d’alerte, de toutes les parties prenantes (médecins, épidémiologistes, pharmacologues, personnels de la santé publique, patients…) en vue de mettre au point les traitements.
6.Partager les connaissances et les technologies dans le domaine médical, au niveau mondial, de manière permanente. Cela se fait déjà et doit être développé, avec un partage (par revues scientifiques, symposiums ou conférences médicales, information et formation continue des professionnels de santé). Mais ce partage doit pouvoir se faire de manière indépendante des systèmes privés et hors de toute guerre commerciale.
7.Revoir les conditions d’autorisation de mise sur le marché (AMM), pour limiter les médicaments similaires ou de simples changements de formulation, bénéficiant d’un marketing efficace. N’autoriser la mise sur le marché que des médicaments apportant des améliorations pour les patients. On connaît l’importance de la galénique et des excipients pour la bonne observance des traitements des maladies au long cours, notamment en pédiatrie et en gériatrie.
8.Obtenir la transparence des coûts de recherche, de production et de l’utilisation des fonds publics.
9.Réformer le système de fixation des prix des médicaments en lien étroit avec la Sécurité sociale. Le contrôle des prix par un observatoire citoyen n’est pas suffisant pour faire face à la transformation progressiste du système actuel. Cet observatoire, pour être efficace, doit avoir la garantie d’avoir accès à toutes les informations, sa composition doit être réellement représentative et sa recommandation suivie d’effet.
10.Créer de nouvelles conditions de propriété intellectuelle, invalidant le pouvoir monopolistique et marchand des brevets.
11. Le niveau des remboursements doit être revu, il ne doit pas être lié au « service médical rendu ».
12. De nouveaux pouvoirs et droits pour les salariés et les chercheurs pour élaborer de nouveaux critères de gestion des entreprises pharmaceutiques
La question du financement est un enjeu majeur
Oui il y a un problème de financement, il ne suffira pas d’augmenter les cotisations sociales, ni de libérer les brevets pour que ce pôle public du médicament se pérennise. La mondialisation et la financiarisation ont deux particularités : les revenus financiers des entreprises échappent aux cotisations sociales, cela démolit l’économie et la Sécurité sociale. L’industrie pharmaceutique est en tête de cette course pour la Bourse et non pour la vie.
Notre première proposition est de faire participer les revenus financiers des entreprises au même niveau que les cotisations sociales patronales soit 10 % .
La deuxième proposition est une modulation des taux de cotisations sociales pour agir sur les entreprises : celles qui n’adopteraient pas une nouvelle logique alliant productions utiles, bons salaires, qualification, se verraient imposer un malus. Par exemple, un surcoût viserait les entreprises présentant une forte rotation d’emploi, l’abus de contrats courts. Cette modulation augmenterait le niveau global des cotisations.
Il s’agirait aussi de lutter efficacement contre la fraude fiscale et sociale, dont celle des entreprises.
La question de l’emploi et des salaires est au cœur du problème de financement : plus de chômage, d’emplois précaires, de pression sur les salaires, c’est moins de recettes pour la sécurité sociale, plus de coûts sociaux, de dépenses maladies.
Notre projet de pôle public des médicaments ne peut pas être un palliatif des carences ou des abandons des labos privés, il ne peut se réduire à la production de médicaments et vaccins « essentiels » non rentables dans la logique capitaliste. C’est pour cela qu’il faut tenir tous les maillons de la chaine… recherche, fabrication, distribution !

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