La sécurité d’emploi ou de formation, élément décisif d’un projet communiste de dépassement des classes sociales et de l’ensemble des dominations.

Thalia Denape
économiste, membre du conseil national du PCF

La Sécurité d’emploi ou de formation, la « SEF » est l’élément central d’un dépassement du marché du travail, formulé par Paul Boccara et faisant partie du programme du PCF.

L’objectif de la SEF est le dépassement chômage comme mode de régulation du marché du travail dans le système capitaliste actuel, comme l’évoque le sous-titre de l’ouvrage de référence de Paul Boccara [i] ou encore le dossier spécial d’Economie et politique n°790-791 intitulé « Contre le tsunami du chômage, sécuriser l’emploi et la formation ». C’est une proposition radicale qui permet d’être mise au service direct des luttes sociales dans un contexte de chômage de masse et de précarisation de l’emploi.

            Elle consiste à sortir d’un modèle dans lequel les transformations technologiques, les crises systémiques sont régulées par la mise au chômage de millions de personnes en emploi, afin de préserver la rentabilité financière, objectif fondamental du système. L’invention du chômage a constitué un progrès en soi, après une période historique où la régulation des crises se faisait par la famine généralisée. Avec le capitalisme, la force de travail humaine devient une marchandise que les capitalistes sont libres d’acheter contre de l’argent (un salaire) ou de ne pas acheter. De leur côté, les travailleurs sont « libres » de vendre leur force de travail ou de ne pas la vendre – et donc d’être au chômage. Mais si la possibilité du chômage donne ainsi au capitalisme une « force qui vient de la contribution à la mobilité des emplois, à la mobilité des techniques »[ii], il apparaît aujourd’hui insupportable de continuer ainsi au vu des souffrances terribles qu’il induit, mais aussi de son inefficacité économique tant cela constitue un gâchis de potentialité humaine.

            La SEF propose ainsi de garder la capacité de mobilité du système, qui permet de s’adapter aux transformations économiques, techniques et sociales, mais sans passer par le chômage : : : alterner entre emploi et formation, avec un revenu garanti et qui évolue selon la qualification acquise, dans une totale liberté de choix des individus.

            La SEF constitue un élément d’un processus plus vaste de transition révolutionnaire cohérent par le dépassement des quatre marchés capitalistes : dépassement du marché du travail par une sécurité d’emploi ou de formation ; dépassement du marché des biens et services notamment par de nouveaux critères de gestion économiques, sociaux et écologiques ; dépassement du marché de l’argent par un nouveau crédit ; dépassement du marché mondial par une monnaie commune mondiale alternative au dollar et de nouvelles coopérations. Ce projet communiste s’articule logiquement, dans une cohérence d’ensemble alliant des objectifs révolutionnaires, avec des moyens et des pouvoirs nouveaux.

            La société communiste à laquelle nous aspirons est une société émancipée des hiérarchies et dominations, une société sans classe (dans laquelle néanmoins subsistent des différences entre les individus, et même où la société s’enrichit grâce à celles-ci). Dans une perspective révolutionnaire de dépassement du capitalisme, de son action décisive sur le chômage, la SEF permettrait de nous mettre sur le chemin d’un dépassement des classes sociales dans le contexte spécifique du XXIe siècle. En effet, elle prend en compte les évolutions dans le travail qui émergent au cours du XXe siècle et persistent aujourd’hui, du fait des évolutions technologiques, de la suraccumulation du capital, mais aussi du fait des luttes sociales. Cette dynamique a modifié les rapports de classes, notamment au sein du salariat, depuis l’analyse de Marx. Il convient ainsi de prendre la mesure de ces transformations, que la proposition communiste d’une Sécurité emploi ou formation prend au sérieux, dans une perspective d’union du salariat et de dépassement des classes sociales.

Des classes sociales chez Marx à la transformation des classes sociales aux XXe et XXIe siècle

            Le système capitaliste repose sur un système de classes sociales qui entretiennent des rapports d’exploitation. Marx, notamment dans son analyse de la lutte des classes en France dans la deuxième moitié du XIXe siècle[iii], identifie plusieurs classes sociales qui ont des positions plus ou moins antagonistes dans le rapport capital-travail. Il y a d’un côté l’aristocratie foncière, la bourgeoisie industrielle, classes exploitantes, et la petite bourgeoisie, possédant un moindre pouvoir économique, mais partageant les intérêts de la bourgeoisie financière et industrielle. ll y a également la paysannerie parcellaire, majoritaire en nombre. Bien que très différentes, ces différentes classes, dans l’épisode du coup d’Etat de Bonaparte en 1852, concourent ensemble à mettre au pouvoir Louis Bonaparte. Le prolétariat, exploité, à cette époque, est essentiellement composée de la classe ouvrière des villes, ils sont nombreux mais ne constituent pas la majeure partie de la population.

            Néanmoins, dans le Manifeste du Parti communiste, Marx et Engels mettent en évidence un processus de polarisation en deux classes structurant le système capitaliste : La bourgeoisie et le prolétariat. Dans cette perspective, les différentes classes sociales existantes sont amenées, par la dynamique du capital, à « tomber » dans un camp ou un autre. Par exemple, un exploitant agricole, face à la concurrence, va accumuler du capital par l’investissement pour rehausser son taux de profit. Quand la crise de suraccumulation devient de plus en plus forte, soit il est « gagnant » de la concentration forte du capital et s’installe durablement dans la bourgeoisie, soit il est « perdant », fait faillite et doit alors, à terme, se salarier, c’est-à-dire vendre sa force de travail pour survivre et rejoindre les rangs du prolétariat. Le capital se concentrant dans les mains d’un nombre de plus en plus réduit de personnes, le prolétariat devrait croître pour devenir la classe sociale majoritaire dans la population, bien que dominée dans le rapport d’exploitation. Ainsi, le prolétariat est la classe révolutionnaire par essence et dispose au XIXe et jusqu’aux années 1960 environ d’une capacité d’union par la classe ouvrière inédite : concentrés dans les usines, ils prennent conscience de leurs conditions communes et de leur intérêt à s’unir face à la bourgeoisie et à imposer une transformation radicale du système. Ce qu’elle va faire, tout au long du XXe siècle et aujourd’hui encore. La classe ouvrière et son héritage n’ont pas disparu.

            Mais la société du XXe siècle se modifie profondément, surtout dans sa deuxième moitié. La paysannerie se réduit radicalement du fait de la mécanisation pour ne constituer que 1,5 % % aujourd’hui de la population active. Le salariat se massifie : 90 % % de la population active est salariée actuellement. Il se diversifie également : le salariat n’est plus constitué uniquement de la classe ouvrière. Aujourd’hui, le salariat est constitué de différentes couches qui représentent différentes classes sociales : : : ouvriers, employés des services, cadres, techniciens, etc. Ces classes sociales sont marquées par des inégalités économiques et sociales profondes :  par exemple les ouvriers ont en moyenne 5 ans de moins en bonne santé par rapport aux cadres. Les revenus augmentent, ce qui permet à certains salariés de se constituer un patrimoine  : ils sortent alors de la condition de prolétaire, qui ne détient que sa force de travail pour survivre. Au sein de la classe ouvrière, des inégalités se creusent également entre ouvrier qualifié ou non qualifié : les premiers ont un taux de chômage deux fois moins importants que les seconds par exemple. Le genre et les générations, dans un processus différent mais complémentaire, viennent accentuer les différences entre les membres même des différentes couches du salariat. Ces salariés ont également des statuts très divers : emploi dans la fonction publique ou privée, disposant d’un statut d’emploi plus ou moins protecteur contre l’insécurité sociale (intérim, CDD, mais aussi sous-emploi subi, apprenti, intermittent, contre CDI et statut du fonctionnaire, etc).

            Ces inégalités sont nécessaires à prendre en compte dans la mesure où elles peuvent être un facteur de division sur des propositions politiques : c’était particulièrement marquant lors du projet de réforme des retraites de 2023. Malgré tout, ils subissent des logiques communes de domination du capital dans leur rapport au travail : substitution du travail par du capital qui réduit les effectifs humains et intensifie les rythmes, concurrence et management par le stress, etc[iv]. Logiques qui accentuent la souffrance au travail et le besoin d’un nouveau rapport à celui-ci.

Unir le salariat, dépasser les classes sociales par une sécurité d’emploi ou formation

            Les classes sociales qui ont un intérêt au dépassement du capitalisme au sein du salariat voire au-delà (par exemple certains indépendants petits commerçants, petits agriculteurs, dominés par les pressions des grandes multinationales et des marchés financiers ont aujourd’hui plus de mal à trouver une unité). Mais celle-ci est néanmoins possible, peut-être aujourd’hui plus que jamais, tant la crise de suraccumulation du capital est forte et pèse sur toutes les catégories, tendant à réduire le nombre de couches du salariat « protégés ». Le salariat peut donc trouver un chemin d’union face à la logique d’ensemble du système capitaliste, à condition que des propositions ambitieuses traversent les mouvements sociaux qui émergent dans ce sens.

            Affirmer un intérêt commun à s’unir contre le capital autour d’un projet révolutionnaire, ne doit néanmoins pas être confondu avec une négation de l’existence des différences et des profondes inégalités entre les classes sociales concernées, qui occupent dans les rapports économiques des places différentes. Le terme de « classe travailleuse », popularisé récemment, peut-être pour jouer sur l’ambigüité de l’anglais working class, peut tendre ainsi à desservir les intérêts que les utilisateurs de cette expression cherchent pourtant à défendre, en invisibilisant les différences au sein du salariat, qui sont encore flagrantes et structurantes aujourd’hui, et qu’il est nécessaire de prendre en compte pour les dépasser et aboutir à une unité. Mais aussi en enfermant les intérêts du salariat dans le travail, contre les aspirations à l’augmentation du temps hors travail et au développement de l’emploi. C’est notamment le cœur du projet féministe de sortir du travail domestique par le développement notamment des services publics et des emplois dans ce secteur, tout en demandant du temps hors emploi pour les temps parentaux, (notamment en développant celui des hommes), ou les temps politiques et syndicaux.

            Avant de nommer artificiellement une unité, il est nécessaire de la construire. La Sécurité d’emploi ou formation est un pilier du rassemblement possible entre les différentes couches du salariat autour d’un projet commun, garant d’une efficacité nouvelle, aboutissant à une société débarrassée des antagonismes de classes.

En mettant fin au chômage.

Le modèle capitaliste repose sur cette possibilité d’ajustement des effectifs humains par le chômage. Le chômage est d’abord un marqueur profond de la différence structurante entre le salariat et la bourgeoisie : : : si le premier groupe est toujours menacé par la possibilité du chômage qui remet en question sa capacité à assurer son existence dignement, le deuxième n’est pas inquiété et possède des ressources en revenu, patrimoine, mais aussi en tant que possesseur des moyens de produire, pour assurer son existence sans passer par l’emploi salarié. Cela permet également de limiter la progression des salaires nécessaires pour contrer la baisse tendancielle du taux de profit capitaliste. Sans chômage, cette différence fondamentale entre classes sociales est dépassée.

Mais le chômage est également un marqueur profond de différence au sein du salariat : les ouvriers non qualifiés ont un taux de chômage environ quatre fois plus élevé que les cadres en 2023[v]. On sait aussi que les jeunes sont touchés davantage par le chômage que les catégories plus âgées. Ces différences de vulnérabilités face au chômage accentuent les différences de revenus, de conditions de vie, de santé, etc. Cela contribue à accentuer les différences dans tous les domaines de la vie entre les différentes couches du salariat. Là encore, l’éradication du chômage contribue donc à l’union possible entre les classes sociales et à leur dépassement comme principe de structuration de la société.

En sortant de l’aliénation de la division sociale du travail.

Le mode de production capitaliste approfondit la division sociale du travail, et organise la limitation des individus à des activités professionnelles particulières. Ces activités professionnelles définissent les rapports de production et donc les rapports de classe. Les individus sont enfermés dans une activité, sans possibilité d’aspirer à une autre.

Les classes sociales, de fait, n’ont plus de raison d’être à partir du moment où la société organise la rotation des tâches, dans une liberté de choix. La SEF organise alors la possibilité, par l’accès sans précédent à la formation et à l’emploi, d’une mobilité professionnelle et sociale permettant à tous d’avoir plusieurs « métiers » dans sa vie, par exemple d’être un temps infirmier.e, puis professeur.e de philosophie ou encore fabricant.e de meubles, tout en s’enrichissant personnellement de ces différentes expériences et en enrichissant la société par la même occasion. La division entre métier de « conception » ou « intellectuel » et métier « d’exécution » ou « manuel » est de plus en plus obsolète à mesure que la mise en place d’une sécurité emploi ou formation se concrétise. La société de classe ne tient plus et ouvre la possibilité d’une émancipation individuelle et collective. « Avec les nouvelles conditions de sécurité mobile, de liberté de choix de la formation et aussi de l’emploi, le but de développement de soi pourrait l’emporter graduellement, faisant reculer l’aliénation de l’emploi. (…) Ainsi pourrait commencer un long processus historique de dépassement du travail lui-même comme activité contrainte et aliénée »[vi]

En mettant au premier plan la qualification.

Le mode de production capitaliste pousse la division du travail à la spécialisation dans des phases spécifiques de la production. Cela a abouti à une séparation entre le travailleur et le produit de son travail, source de déqualification organisée du travail. La réduction d’un métier à quelques gestes dans l’organisation du travail taylorienne est l’exemple emblématique de la dépossession du salarié de son travail qui conduit à son aliénation. Du fait de la révolution informationnelle qui participe à remplacer les capacités du cerveau humain, cette déqualification est également un risque pour les métiers les plus qualifiés en perdant les connaissances sur la production des informations, délégués aux machines. Le salarié est privé non seulement de sa capacité à créer un produit de A à Z, mais aussi de la capacité de décider de son produit et de l’organisation de sa production.

Or, pour maîtriser efficacement cette révolution technologique informationnelle qui est en train de bouleverser la production et tous les aspects de la civilisation, les travailleuses et travailleurs ont besoin de qualifications de plus en plus poussées dans de multiples dimensions. Ils doivent avoir le temps et les moyens d’exercer toute leur créativité et toute leur capacité d’initiative, ce qui est en contradiction avec les rapports de production capitalistes.

La SEF, par son accès large à la formation, dans une sécurité de revenu, et à un emploi rémunéré au niveau de qualification acquis, met au cœur du projet la requalification des travailleurs et travailleuses, leur redonne la capacité de décider et par là même à se réapproprier leur travail. Elle abolit ainsi les différences entre travailleurs qualifiés et non qualifiés, crée une union possible entre les différentes couches du salariat pour l’aboutissement d’un mode de production plus juste et plus efficace car misant sur le plein développement des capacités humaines. La qualification est également un puissant levier de dépassement des différentes dominations, notamment les dominations de genre[vii].

En donnant des pouvoirs nouveaux aux salariés sur la production.

La SEF se conjugue avec la mise en place de pouvoirs nouveaux dans les entreprises, associations et administrations publiques, donnés aux salariés. Ils sont ainsi capables de décider des dépenses d’emploi, de formation, mais aussi d’investissement, en mobilisant le nouveau crédit bancaire.

La SEF passe aussi par l’exercice de pouvoirs des citoyennes et des citoyens sur l’entreprise et donc sur les leviers d’intervention publique en matière économique : fiscalité, orientation du crédit bancaire, nationalisations, planification… La création de conférences permanentes pour l’emploi, la formation et la transformation écologique des productions, qui, par délibération démocratique, produirait des objectifs chiffrés et contraignants de créations d’emplois et de mise en place de formations initiales et continues, fait partie intégrante du projet de SEF.

Ce serait la base d’une planification d’un type tout à fait inédit, démocratique, décentralisée et interactive entre tous les échelons administratifs, de la base au sommet. De fait, la distinction entre d’un côté des décideurs qui sont les pourvoyeurs de capitaux et de l’autre les salariés et les citoyens, dépossédés de leur capacité de décision, opposition qui structure les rapports de classe, serait obsolète. De plus, la distinction au sein du salariat de cadres qui possèdent, même faiblement, une capacité de décision, et d’un salariat soumis aux décisions des cadres et des actionnaires, n’est également plus d’actualité.

En promouvant le service public.

La SEF repose sur un déploiement très poussé du service public. Déjà par la création d’un nouveau service public de l’emploi et de la formation. Mais également par la levée des freins aux dépenses d’emploi et de formation dans les services publics existants :  éducation, petite enfance, santé, transports, loisirs, culture… Les services publics, par essence en accès gratuits ou à un coût très faible, financés par des dépenses publiques à toutes les échelles, sont la première source de réduction des inégalités[viii]. C’est ainsi un profond levier d’unité et de dépassement des classes sociales.

En donnant une place majeure au temps hors travail, non contraint.

La société, divisée en classes, se divise aussi en ceux qui disposent de la capacité à choisir leur temps et à pouvoir disposer de temps non contraint. Ce rapport au temps est un combat de classe. Le prolétariat du temps de Marx pouvait travailler 16 heures par jour, son temps était à disposition exclusive du capital, tandis que le bourgeois se caractérise par son oisiveté, la mise à disposition quasi totale de son temps à utiliser comme il le souhaite. « Récupérer » le temps non contraint dans la journée de travail mais aussi dans la durée de vie, a été un combat de la classe ouvrière (journée de 8 heures, congés payés, retraite, etc.) dans un but de construire petit à petit un chemin vers une société d’émancipation, où les différences de classes sociales sont dépassées. Aujourd’hui encore, le rapport au temps structure les différences fondamentales entre le salariat et la bourgeoisie. Les différentes couches du salariat n’ont également pas le même rapport au temps : : : par exemple si les cadres disposent de moins de temps hors travail que les ouvriers en quantité, c’est un temps moins contraint. Le temps est aussi central dans les rapports de domination : : : les femmes ont moins de temps libre que les hommes du fait du cumul entre emploi et travail domestique.[ix]

La SEF n’est pas un projet d’enfermement dans le travail ou dans la formation. Elle porte la réduction du temps de travail et le développement des temps hors travail qui monte dans les aspirations actuelles, en particulier dans les jeunes générations. La SEF est centrale dans ce projet car le développement du temps hors travail suppose notamment une forte création d’emplois (dans le tourisme, les loisirs, etc) associée à une exigence de formation importante.

Ainsi, la SEF est un projet de dépassement du marché du travail, par la fin de la réduction des hommes et des femmes à des marchandises, jetables dans le chômage quand la demande de travail est insuffisante. Elle repose sur des créations d’emploi massives avec une formation tout au long de la vie exigeante et accessible à toutes et tous. Elle s’oppose à tout un pan de solutions contre le chômage qui sont en réalité des solutions contre le travail et l’emploi comme la réduction des « coûts du travail », la mise en place d’un « revenu universel » ou la promotion du « plein emploi ». Ce faisant, elle contribue à proposer un projet autour duquel le salariat tout entier peut se retrouver, prendre conscience de ses intérêts communs et construire une société dans laquelle les classes sociales sont dépassées.


[i] Paul Boccara, Une sécurité d’emploi ou de formation : pour une construction révolutionnaire de dépassement contre le chômage, op. cit.

[ii] Ibid.

[iii] Voir K.Marx, La lutte des classes en France et K.Marx, Le 18 Brumaire de Napoléon Bonaparte.

[iv] DARES, Analyses, n°082, « Quelles sont les évolutions des conditions de travail et des risques psychosociaux ? » Décembre 2017

[v] Insee Références, Emploi, chômage, revenu du travail, édition 2024

[vi] Paul Boccara, Une sécurité d’emploi ou de formation : pour une construction révolutionnaire de dépassement contre le chômage

[vii] T.Denape, « La sécurité d’emploi et de formation : une réponse à la domination des femmes », Economie et Politique, n°826-827, Mai-Juin 2023

[viii] Insee Références, « Réduction des inégalités : la redistribution est deux fois plus ample en intégrant les services publics », Revenus et patrimoine des ménages, Edition 2021

[ix] Cécile Brousse, « Travail professionnel, tâches domestiques, temps « libre » : quelques déterminants sociaux de la vie quotidienne », Économie et Statistique n° 478-479-480 – 2015