Crise du capitalisme, par où la sortie ?
Le compte rendu intégral du débat entre Danièle Linhart et Frédéric Boccara.
Le compte rendu intégral du débat entre Danièle Linhart et Frédéric Boccara.
L’adhésion durable d’une partie importante de l’opinion au parti d’extrême-droite ne provient finalement pas des choix économiques qu’il formule, mais de sa capacité à imposer dans le débat public l’idée que la cause des inégalités proviendrait de l’étranger, de « l’autre ».
Le chômage est inhérent à la logique même du salariat capitaliste. En prétendant remédier aux conséquences les plus perverses de cette logique par l’embauche des chômeurs, l’État risque de les aggraver encore.
Marx a mis en lumière le caractère profondément contradictoire de l’économie capitaliste. Développant les analyses du troisième livre du Capital et allant au-delà, Paul Boccara a étudié comment les multiples événements qui affectent la vie économique – crises, récessions, cycles de moyenne ou de longue période, transformations structurelles… – s’expliquent en profondeur par des processus de suraccumulation et de dévalorisation du capital. Dans un ouvrage d’une grande richesse et d’une grande profondeur théorique i, il a rendu compte de la façon dont sa recherche s’est nourrie d’une lecture approfondie de toute la littérature économique, des origines à la période la plus contemporaine. Il y étudie les auteurs appartenant à toutes les écoles de pensée en partant de la façon dont chacun a tenté d’expliquer les crises économiques : par l’excès de consommation, par son insuffisance, ou par la tentative « dualiste » de prise en compte de ces deux aspects. Il s’attache à repérer en quoi ces différentes approches, et la critique qu’on peut en faire, peuvent éclairer la recherche d’une analyse systémique des crises. Nous publions ici le premier de deux articles qui se sont confrontés au défi de la lecture de cet ouvrage comme guide d’une histoire de la pensée économique à propos des crises.
Séance commune de deux séminaires de la Fondation Gabriel Péri : « Face à la pandémie : des choix de société » et « Capitalisme : vers un nouveau paradigme ? » Avec Jézabel Couppey-Soubeyran, économiste, maîtresse de conférences à l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne en économie monétaire et financière et conseillère scientifique de l’Institut Veblen, et Denis Durand, codirecteur d’Économie&Politique et membre du conseil d’administration de la Fondation Gabriel-Péri. Le débat était animé par Alain Obadia, président de la Fondation Gabriel-Péri.
À l’heure où l’avion est trop souvent désigné comme un des grands coupables de la crise climatique, faut-il sauver le secteur de l’aérien ? Oui et trois fois oui.
Les médicaments, des « biens publics » ? des « biens communs » ? Dans l’urgence de la pandémie, le débat se précise. Quels objectifs, quels moyens de les atteindre, quels pouvoirs ? Après notre dossier du précédent numéro, un nouveau point de vue à partir des réalités du marché mondial.
En 1985, Paul Boccara publiait dans La Pensée une série d’article sur les théories de l’État, à un moment de l’histoire où bien des certitudes s’effondraient, avec l’échec de l’expérience gouvernementale de gauche en France et les débuts de la Perestroïka en URSS. Ses réflexions sur les conditions et les voies d’une transformation révolutionnaire dans un pays capitaliste développé comme la France éveillent des échos dans la situation d’aujourd’hui.
De par ses principes fondateurs, sous couvert de lutte contre le chômage de longue durée, TZCLD constitue une entreprise idéologique contre les droits sociaux et garanties collectives des travailleurs.
Interview de Frédéric Boccara pour Avant-Garde, le 24 mars 2021;
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