La crise du covid dans les pays périphériques
La pandémie a révélé les vulnérabilités des pays émergents et en développement et précipité les manifestations des difficultés structurelles que rencontre leur développement.
La pandémie a révélé les vulnérabilités des pays émergents et en développement et précipité les manifestations des difficultés structurelles que rencontre leur développement.
Le déconfinement ne marque pas la fin de la double crise, sanitaire et économique. Il met à l’ordre du jour une alternative fondamentale : « investir » pour le capital et sa rentabilité, ou donner la priorité au développement des capacités humaines pour une nouvelle efficacité sociale, écologique et économique ?
L’actualité met en évidence comme jamais la nécessité de mettre en cause, dans la pratique des luttes, les critères de gestion capitalistes inspirés par l’obsession de la rentabilité.
Que s’est-il donc passé au deuxième trimestre 2020 ? En plein effondrement de l’activité économique du fait du confinement, le chômage au sens du Bureau international du Travail (BIT), mesuré par l’enquête emploi de l’INSEE, a baissé ! L’explication de ce paradoxe fait appel pour une grande part à un indicateur statistique mis en avant depuis quelques années par l’INSEE, le « halo du chômage ».
Ne pas « débrancher » les dépenses et aides avec la sortie du confinement, au contraire les amplifier, non seulement pour répondre à la pandémie, mais aussi pour sortir de la crise en s’engageant sur un (possible) nouveau chemin, pavé d’ambivalences, entre le social et le capital. C’est l’idée importante qu’il faut retenir des plans annoncés par Biden. Mais ce sera surtout par pompage sur le reste du monde et de rivalité stratégique avec la Chine, avec à la clé des tensions économiques internationales accrues, y compris pour nous.
L’urgence écologique, les ratés de la lutte contre la pandémie et l’ampleur de la désindustrialisation ont remis au goût du jour l’idée de planification, dans des versions très variées. Celle d’Emmanuel Macron n’est pas la plus crédible.
Le chômage est inhérent à la logique même du salariat capitaliste. En prétendant remédier aux conséquences les plus perverses de cette logique par l’embauche des chômeurs, l’État risque de les aggraver encore.
Séance commune de deux séminaires de la Fondation Gabriel Péri : « Face à la pandémie : des choix de société » et « Capitalisme : vers un nouveau paradigme ? » Avec Jézabel Couppey-Soubeyran, économiste, maîtresse de conférences à l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne en économie monétaire et financière et conseillère scientifique de l’Institut Veblen, et Denis Durand, codirecteur d’Économie&Politique et membre du conseil d’administration de la Fondation Gabriel-Péri. Le débat était animé par Alain Obadia, président de la Fondation Gabriel-Péri.
Nous ne nous résignons pas à laisser les multinationales quittes de leurs agissements par un impôt qui serait solde de tous comptes. Est posée la question de leur fiscalité mais surtout de leur contribution à l’emploi, à l’écologie, à la santé, aux territoires, aux connaissances et aux biens communs.
Il faut une plus grande « part du gâteau » pour les retraites, mais à l’intérieur d’un « gâteau » plus gros et produit autrement, c’est-à-dire une autre logique économique que celle du capital. Ces dépenses de service publics et des retraités pourraient ainsi stimuler cette autre logique économique et une production accrue de richesses. À ce titre, nos propositions pour le financement des retraites sont cohérentes avec celles que nous faisons pour sortir de la « crise siamoise », sanitaire et économique.
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