Pour une révolution des financements internationaux pour le climat
APPEL D’ÉCONOMISTES ET D’ÉCOLOGISTES À quelques jours de l’ouverture de la COP30 à Belém, nous, économistes, écologistes, membres de mouvements sociaux, de syndicats, de partis […]
APPEL D’ÉCONOMISTES ET D’ÉCOLOGISTES À quelques jours de l’ouverture de la COP30 à Belém, nous, économistes, écologistes, membres de mouvements sociaux, de syndicats, de partis […]
Le 18 juin dernier, au Forum de Lujiazui, Pan Gongsheng[1], gouverneur de la Banque Populaire de Chine (BPC), a rappelé qu’en 2009 l’un de ses prédécesseur, Zhou Xiaochuan, avait proposé d’utiliser les droits de tirage spéciaux (DTS) du Fonds monétaire international (FMI) comme base d’une monnaie de réserve internationale alternative au dollar[2].
Le monde a-t-il basculé ? Oui et non. Il est plutôt à la croisée des chemins. Ce qui est en jeu, c’est d’agir pour qu’il aille dans le bon sens.
Trump voudrait obliger le monde entier à « négocier » pour assumer le fardeau d’une dévaluation « concertée » du dollar, tout en le consolidant comme monnaie mondiale de fait.
Alors que les États-Unis ont militarisé leur monnaie nationale et ne cessent de brandir (et d’appliquer) la menace de sanctions et l’extraterritorialité de leur droit, la Chine avance pas à pas pour rassembler le Sud global dans une volonté commune de s’émanciper de l’hégémonie étouffante du dollar en jetant les bases d’un nouveau système monétaro-financier à vocation mondiale.
« Dédollariser » : la question est à l’ordre du jour.
L’hégémonie monétaire des États-Unis a une base institutionnelle et technique : la création et la mise en circulation de dollars par le système bancaire américain alimenté en liquidité par le Système de réserve fédérale. Les banques du monde entier et, à travers elles, l’ensemble des agents économiques, dépendent de ce système pour leurs opérations internationales. Avec l’autorisation de l’auteur que nous remercions très vivement, nous reproduisons ici la description de ce système, telle qu’elle figure dans sa thèse soutenue en 2017 .
Il est urgent d’agir pour un nouvel ordre du monde régi par la paix, la sécurité commune et par des rapports internationaux équitables, rompant avec la logique de blocs qui est celle que cherchent à imposer les États-Unis et à laquelle l’Union Européenne emboîte le pas, contre l’intérêt même de l’Europe et de ses peuples.
La hausse du dollar depuis plus d’un an et l’augmentation brutale des taux d’intérêt de la banque centrale américaine (Fed), le 16 juin dernier, sont des manifestations de la phase actuelle de forte aggravation de la crise systémique du capitalisme et de la façon dont l’hégémon américain, mis comme jamais sur la défensive, tente une nouvelle contre-offensive, financière et militaire, très dangereuse pour le monde entier[1]. (achevé de rédiger le 5 juillet 2022)
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