Trump a-t-il sous-estimé la Chine ?
Trump et l’impérialisme américain ont un ennemi, la Chine. La République populaire s’est donné des moyens de riposter mais elle doit, en même temps, affronter les contradictions de son propre développement.
Trump et l’impérialisme américain ont un ennemi, la Chine. La République populaire s’est donné des moyens de riposter mais elle doit, en même temps, affronter les contradictions de son propre développement.
L’Union européenne, et en son sein la France, sont particulièrement vulnérables aux mesures annoncées par le président des États-Unis. Mais les dirigeants politiques européens continuent de tourner le dos aux mesures qui seraient susceptibles d’apporter un remède à cette menace.
La visée générale : ni souverainisme et nationalisme, au nom de la protection des peuples, ni libre-échangisme fou au nom du retour à l’état antérieur, c’est-à-dire l’ultra-conservatisme des principes. Il faut changer les règles, oui ! Mais tout autrement : pas de façon brutale, imposée et, surtout, dans un autre sens.
Parler d’une autre mondialisation dépasse l’économie, même si son ancrage dans celle-ci est indispensable. Il faut voir la gravité du défi et sa profondeur : donner des perspectives quant à une autre mondialisation, c’est se donner les moyens pour combattre l’extrême-droite, pour combattre la mise en péril du monde (climat, pauvreté, inégalités), et pour ne pas être embarqué dans une économie de guerre.
Version longue de l’article publié dans le numéro 850-851 d’Économie&Politique
Il faut, pour gagner la paix, que des mobilisations populaires puissantes et rassembleuses agissent pour le développement des biens communs et œuvrent consciemment à la construction d’un nouvel ordre économique, monétaire et financier, climatique et démocratique mondial.
Donald Trump annonce la « libération » des États-Unis en imposant des droits de douane particulièrement lourds sur les importations de produits européens, et plus encore sur ceux qui viennent de Chine.
Le but de ce chantage : raffermir la domination de l’impérialisme américain en un moment où elle est contestée par les BRICS et le « Sud global », où les délocalisations opérées par ses multinationales ont fragilisé sa base industrielle et sociale auprès de son peuple. L’Oncle Sam, figure du grand capital, veut consacrer toute son énergie à affronter la Chine, mais n’a plus les moyens financiers de tenir tous les fronts.
Trump voudrait obliger le monde entier à « négocier » pour assumer le fardeau d’une dévaluation « concertée » du dollar, tout en le consolidant comme monnaie mondiale de fait.
Maintenant que la Chine a repris son rang de grande puissance économique et politique, il est devenu évident que les changements qui sont en train de se produire dans cet immense pays, et dans les relations qu’il entretient avec le reste du monde, auront des conséquences majeures pour toute l’humanité.
La structure de l’économie a commencé de beaucoup changer dans la seconde moitié des années 2010, la part de l’industrie manufacturière dans le PIB tendant à diminuer, tandis que celle des services progressait, sans que pour autant ne se résorbe la suraccumulation de capital non seulement matériel, mais aussi financier désormais.
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