Sortir de l’impuissance. La gauche face au pouvoir du capital

Peut-on imposer une alternative aux politiques autoritaires de soutien au capital orchestrées par Emmanuel Macron et son gouvernement ? Le rassemblement que rendent urgent la crise sanitaire, sociale, écologique, économique, financière, et la menace politique qu’elle fait grandir, ne pourra avoir lieu que si la gauche accepte de dépasser l’étatisme qui a causé ses échecs et lui a fait perdre sa crédibilité auprès de nos concitoyens.

Le budget 2021 : changer de logique ?

« L’Etat a fait le maximum pour soutenir les entreprises et les salariés depuis le début de la crise et il continuera de faire le maximum », a dit Bruno Le Maire. En réalité, c’est « le maximum » pour soutenir le capital, éventuellement repeint en vert. « Le minimum », ce seraient des mesures concrètes pour aider à faire prévaloir une autre logique économique et politique, à partir des luttes dans les entreprises.

Les effets sociaux de la crise actuelle sur le marché du travail chinois : un choc considérable, une réponse vertigineuse

L’enquête ici synthétisée montre l’ampleur du choc que connait la Chine (plus de 70 millions de personnes qui ont perdu leur emploi). Si les industries exportatrices apparaissent relativement peu touchées, les travailleurs migrants et les indépendants (les deux catégories pouvant se confondre et se renforcer) apparaissent particulièrement touchés. La réponse du gouvernement chinois est considérable puisque 3 700 milliards de dollars ont été débloqués pour l’assurance-chômage et les minima sociaux, soit 27 % du PIB.

Intervenir sur les plans d’urgence économique !

Comment a-t-on pu passer d’un discours dominant sur «les caisses sont vides», «il n’y a pas d’argent magique» (propos d’E. Macron il y a quelques semaines seulement face à une soignante protestant contre la misère de l’hôpital public) à un tel déversement de fonds publics ? Comment expliquer que ce qui était prétendument impossible il y seulement quelques semaines au nom de la «nécessaire austérité des budgets pour réduire le déficit public et la la dette» le devienne tout à coup? Comment cela sera-t-il financé? D’où viendra l’argent? Qui paye, maintenant et qui va payer, après? Est ce que ces plans préserveront l’emploi, le pouvoir d’achat, nos services publics? Si ce n’est pas le cas, comment intervenir ?