Vivons-nous une révolution informationnelle ?Enjeux de la pensée hétérodoxe en économie
Suite de l’entretien à partir du dossier de La Pensée sur Paul Boccara avec Frédéric Boccara, économiste, membre de la direction du PCF Anton Brender, […]
Suite de l’entretien à partir du dossier de La Pensée sur Paul Boccara avec Frédéric Boccara, économiste, membre de la direction du PCF Anton Brender, […]
Une nouvelle industrialisation de notre pays est nécessaire pour en finir avec l’appauvrissement de ses habitants et de leurs services publics, pour faire face à […]
La libéralisation forcenée du secteur a abouti à un échec patent qui met à l’ordre du jour une transformation radicale des règles européennes en matière de production et de distribution de l’énergie. Les peuples européens ont les moyens juridiques et politiques d’y parvenir.
Les propositions avancées par Paul, visant à maitriser et commencer à dépasser les marchés du capitalisme, sont d’une actualité brûlante.
Ce que Paul Boccara apporte de nouveau, c’est le moyen d’opposer au critère de rentabilité qui guide les décisions en régime capitaliste, des critères précis, exprimés dans un langage concret, celui de la comptabilité d’entreprise, utilisable dans les luttes sociales.
Cet article reprend la deuxième partie de l’exposé d’Évelyne Ternant à la cinquième séance du séminaire « Capitalisme : vers un nouveau paradigme » organisé par la Fondation Gabriel Péri et Économie&Politique.
Dans un précédent article (Cf. Économie&Politique n° 816 817, « Le marché, mais pas que »), il a été rappelé que l’augmentation des prix de l’électricité , si elle s’est emballée au cours des derniers mois, a, en fait, débuté de manière structurelle depuis la libéralisation du secteur électrique, en raison de sa déstructuration qui en a complexifié les mécanismes d’échange et donc alourdi les coûts et de sa privatisation qui a entraîné la multiplication d’ acteurs souvent parasitaires sans réel rôle autre que le prélèvement de profit à tous les maillons de la chaîne de valeur. Le présent texte vise à poursuivre cette analyse critique.
Depuis plusieurs mois, les prix de l’électricité ont crû de manière quasi incontrôlable, au point que même Bruno Le Maire s’en est ému en mettant cette flambée sur le compte du marché unique européen, jugé « aberrant » et « obsolète ». Car l’augmentation des prix de l’électricité ne date pas de 2021, et, plus qu’au seul marché européen de l’électricité, elle est due à la déstructuration du secteur, à sa privatisation et à un certain nombre de dispositifs bien franco-français instaurés par la loi NOME sur la nouvelle organisation du marché de l’électricité. Une loi adoptée en 2010, proposée par le gouvernement Fillon dont faisait partie un certain… Bruno Le Maire.
Le capitalisme est le plus « marchand » de tous les systèmes économiques. C’est pourquoi, le dépasser jusqu’à son abolition, c’est dépasser les quatre marchés où se déploient les opérations de ce système et sa régulation par le taux de profit : marché des produits, marché du « travail », marché de la monnaie et, reliant entre eux les différents marchés nationaux, le marché international.
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