Intégration commerciale en Asie (RCEP ) : défi ou opportunité ?

Quinze pays d’Asie ont signé, le 15 novembre 2020 à Hanoï (Viet Nam), une méga-entente commerciale, promue par les pays de l’ASEAN (Association des nations de l’Asie du sud-est) et la Chine, à l’occasion d’un sommet virtuel concluant les négociations du plus grand accord de libre-échange de la planète lancées à Bali (Indonésie) en 2011. Cette nouvelle architecture a été édifiée sans l’Inde, qui s’en est finalement séparée, à l’initiative du nationaliste Narendra Modi, mais y demeure invitée. Elle émerge sans les États-Unis mis, pour l’heure, hors-jeu par Trump. Le RCPE, moins ambitieux que d’autres accords de libre-échange (Union européenne, États-Unis – Mexique – Canada (AEUMC)…) va cependant amorcer une nouvelle phase d’intégration commerciale de la zone, renforcer son attractivité et y consolider la centralité de la Chine, marquant l’échec de la stratégie trumpienne de « découplage » des États-Unis