La dangereuse fuite en avant de Trump
Donald Trump est entré dans une logique de rapport de forces. Multipliant les pressions commerciales, déployant des revendications territoriales, il saborde le multilatéralisme dans une […]
Donald Trump est entré dans une logique de rapport de forces. Multipliant les pressions commerciales, déployant des revendications territoriales, il saborde le multilatéralisme dans une […]
Nous reproduisons ici l’exposé introductif d’Évelyne Ternant à la réunion plénière de la commission économique du PCF, à laquelle ont participé, le 8 octobre 2025, les animateurs de la bataille économique dans les fédérations.
Le ressort de la dramatisation, que Bayrou a bandé pour justifier de ses choix politiques annoncés, souffre de quelques limites.
En apparence, les collectivités territoriales, et en particulier les communes, sont de « bons élèves » pour ce qui est de maîtriser la dette publique. En réalité, dans la jungle qu’est en train de devenir l’économie capitaliste mondiale, l’orthodoxie financière est une stratégie perdante à tous les coups.
La « dette », source de tous nos maux ? Pas vraiment, et pas comme on le croit. Quelques fausses évidences dont il serait bon de se libérer.
La Banque de France a enregistré en 2023 une perte (résultat ordinaire avant impôt) de 12,5 milliards d’euros, à comparer à un bénéfice de 4,4 milliards en 2022.
Depuis quelque temps, la dette publique est l’objet d’une croisade des représentants politiques de l’arc capitaliste. La priorité serait de rembourser la dette avant même de se développer et de renforcer nos services publics ? Se couper un bras, en amputant les services publics, et laisser couler la plaie ouverte ? C’est exactement l’inverse qu’il faut faire : se développer d’abord, cela permettra ensuite d’« avaler » la dette qui pèsera moins lourd. Pour cela il faut utiliser l’argent autrement et ne pas nourrir le cancer des marchés financiers, C’est comme cela qu’on a fait à la Libération en 1944-45, la dette ne se résorbant qu’à partir des années 1950.
Nous ne pouvons pas nous contenter de « désobéir », à la façon dérisoire d’enfants turbulents, aux institutions européennes. Nous proposons un chemin pour obliger ces institutions, et principalement la Banque centrale européenne, à obéir aux citoyens dont elles gèrent l’argent, afin d’en faire des instruments d’émancipation contre la dictature des marchés financiers.
Avec le dollar au centre du système monétaro-financier international, les États-Unis disposent d’un privilège exorbitant : s’endetter dans leur propre monnaie. C’est la clé de l’hégémonie du capital états-unien sur l’économie mondiale.
L’euro a été mis en place comme une pièce de la mondialisation financière sous hégémonie des États-Unis, au détriment du développement des capacités humaines en Europe.
La hausse des endettements publics, les crises financières et les tentatives de « dédollarisation » des relations monétaires internationales sous l’impulsion des BRICS mettent en cause la domination du dollar.
Les États-Unis, sous Trump puis sous Biden, ont lancé une contre-offensive monétaire, commerciale et géostratégique qui a pour effet de renforcer leur emprise financière, politique, militaire sur l’Europe.
Le 39ème congrès du PCF propose une voie pour dépasser cette crise et pour construire pacifiquement un monde de coopération.
En faisant remonter brutalement les taux d’intérêt, les politiques monétaires menées par les banques centrales au nom de la lutte contre l’inflation aggravent la crise structurelle des finances publiques.
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