Démocratie vs CETA: les enjeux de bataille engagée par les parlementaires communistes

18 avril 2024 Bruno Odent 0

Emmanuel Macron, son gouvernement et la commission européennes mettent en œuvre « provisoirement » depuis 7 ans, sans ratification, un accord instaurant un grand marché avec le Canada. Il démultiplie les profits et les perspectives de gain du grand capital occidental, tout en lui offrant, auprès d’instances privées, des garanties juridiques contre des politiques publiques qui mettraient en quoi que ce soit en péril leurs prévisions de retour sur investissement.

Le programme de « Renaissance »

18 avril 2024 Alain Tournebise 0

Trop récemment nommée tête de liste du parti macroniste, Valérie Hayer n’a sans doute pas eu le temps de rédiger un programme détaillé de ses ambitions pour l’Europe. L’électeur curieux devra donc se contenter de quelques têtes de chapitres qui figurent sur son site. Mais il pourra aussi consulter avec intérêt ses nombreux écrits des dernières années, en tant que députée mais aussi présidente du groupe Renew-Europe au parlement européen.

Avec le RN, la France qui s’aligne

17 avril 2024 Alain Morin 0

En voulant faire du 9 juin un référendum contre la politique de Macron et un vote pour s’opposer à la « submersion migratoire » et à « l’écologisme », Jordan Bardella entend surfer sur les colères et les frustrations, masquer les renoncements et les contradictions des choix européens du RN, tout en poursuivant son alignement sur les attentes du patronat.

« Les Écologistes :
L’enfer est pavé de bonnes intentions

Europe écologie les Verts s’appellent désormais « Les Écologistes ». Passons sur cette petite escroquerie intellectuelle qui consiste à faire d’un nom commun un totem pour s’en attribuer l’exclusivité. Après tout, les Républicains se sont livrés avant eux à cette privatisation sémantique. Mais pas plus qu’il n’y a de républicains que chez Les Républicains, il n’y a pas que chez Les Écologistes que l’on se préoccupe d’écologie.

Dette : une question de choix !

16 avril 2024 Frédéric BOCCARA 0

Depuis quelque temps, la dette publique est l’objet d’une croisade des représentants politiques de l’arc capitaliste. La priorité serait de rembourser la dette avant même de se développer et de renforcer nos services publics ? Se couper un bras, en amputant les services publics, et laisser couler la plaie ouverte ? C’est exactement l’inverse qu’il faut faire : se développer d’abord, cela permettra ensuite d’« avaler » la dette qui pèsera moins lourd. Pour cela il faut utiliser l’argent autrement et ne pas nourrir le cancer des marchés financiers, C’est comme cela qu’on a fait à la Libération en 1944-45, la dette ne se résorbant qu’à partir des années 1950.

Glücksmann : Macron le Petit ?

16 avril 2024 Yves DIMICOLI 0

ne partie des électeurs PS s’est laissé séduire, en 2017, par le « en même temps de gauche et de droite » de Macron. Mais son clair ancrage à droite aujourd’hui les surprend. Les dirigeants socialistes veulent les récupérer, pour les élections européennes, avec Raphaël Glucksmann à la tête d’une liste « Parler d’Europe », qui se dit incarner le « vote utile face (..) au duel Macron-extrême droite ». Tout en rivalisant avec le chef de l’État sur les hypothèses les plus bellicistes et fédéralistes pour l’Union européenne, il promet « la régulation du capitalisme ».

Programme de Manon Aubry, tête de liste de La France insoumise (LFI) :
un « euroréalisme » sans perspectives de lutte

15 avril 2024 Catherine Mills 0

Après avoir flatté pendant des années les tentations souverainistes et nationalistes, Jean-Luc Mélenchon, obnubilé par l’échéance présidentielle de 2027, se rallie, à travers la candidature de Manon Aubry, à un « euroréalisme » qui se veut compatible avec la domination du capital sur la construction européenne actuelle, et qui n’ouvre aucune perspective de lutte pour changer radicalement cette construction.

Dépense publique  :L’alternative communiste face à la démagogie effrénée de Marine Le Pen

12 mars 2024 Jean-Marc DURAND 0

C’était prévisible ! Dans le numéro 830-831 de la revue Economie et Politique, nous disions : « le budget 2024 se présente sous le double signe de l’austérité et de l’incertitude ». Austérité car pour revenir aux 3 % du pacte de stabilité, il fallait engager 16 milliards d’euros d’économies (10 milliards d’euros au titre de la sortie du bouclier tarifaire). Incertitude car malgré les coupes annoncées, il ressortait clairement que l’optimisme de la prévision de croissance (1,4 %) sur laquelle reposait ce budget le rendait irréaliste, voire insincère.