Un fonds de développement économique, social et écologique européen
Le projet communiste est porteur d’une originalité qui présente trois aspects.
Le projet communiste est porteur d’une originalité qui présente trois aspects.
En voulant faire du 9 juin un référendum contre la politique de Macron et un vote pour s’opposer à la « submersion migratoire » et à « l’écologisme », Jordan Bardella entend surfer sur les colères et les frustrations, masquer les renoncements et les contradictions des choix européens du RN, tout en poursuivant son alignement sur les attentes du patronat.
Europe écologie les Verts s’appellent désormais « Les Écologistes ». Passons sur cette petite escroquerie intellectuelle qui consiste à faire d’un nom commun un totem pour s’en attribuer l’exclusivité. Après tout, les Républicains se sont livrés avant eux à cette privatisation sémantique. Mais pas plus qu’il n’y a de républicains que chez Les Républicains, il n’y a pas que chez Les Écologistes que l’on se préoccupe d’écologie.
Depuis quelque temps, la dette publique est l’objet d’une croisade des représentants politiques de l’arc capitaliste. La priorité serait de rembourser la dette avant même de se développer et de renforcer nos services publics ? Se couper un bras, en amputant les services publics, et laisser couler la plaie ouverte ? C’est exactement l’inverse qu’il faut faire : se développer d’abord, cela permettra ensuite d’« avaler » la dette qui pèsera moins lourd. Pour cela il faut utiliser l’argent autrement et ne pas nourrir le cancer des marchés financiers, C’est comme cela qu’on a fait à la Libération en 1944-45, la dette ne se résorbant qu’à partir des années 1950.
ne partie des électeurs PS s’est laissé séduire, en 2017, par le « en même temps de gauche et de droite » de Macron. Mais son clair ancrage à droite aujourd’hui les surprend. Les dirigeants socialistes veulent les récupérer, pour les élections européennes, avec Raphaël Glucksmann à la tête d’une liste « Parler d’Europe », qui se dit incarner le « vote utile face (..) au duel Macron-extrême droite ». Tout en rivalisant avec le chef de l’État sur les hypothèses les plus bellicistes et fédéralistes pour l’Union européenne, il promet « la régulation du capitalisme ».
Après avoir flatté pendant des années les tentations souverainistes et nationalistes, Jean-Luc Mélenchon, obnubilé par l’échéance présidentielle de 2027, se rallie, à travers la candidature de Manon Aubry, à un « euroréalisme » qui se veut compatible avec la domination du capital sur la construction européenne actuelle, et qui n’ouvre aucune perspective de lutte pour changer radicalement cette construction.
Il s’agit désormais, de changer profondément l’utilisation de l’euro auquel les Européens demeurent très attachés. Cela en transformant le rôle, les missions et la gouvernance de la Banque centrale européenne (BCE) pour que son immense capacité de création monétaire serve à promouvoir toutes les capacités humaines et à protéger la nature.
Bien pire qu’une mauvaise passe conjoncturelle le coup de froid subi par l’économie allemande, en légère récession en 2023 (-0,3 %), est le résultat d’une détérioration du cadre même qui fit la force du modèle industriel exportateur germanique. 2024 devrait voir confirmée et même aggravée cette tendance, la guerre en Ukraine et l’explosion concomitante des coûts de l’énergie ne jouant finalement qu’un rôle amplificateur d’une évolution régressive entamée depuis plusieurs années.
Il nous faut combattre les objectifs du traité néolibéral de Lisbonne (2007) : « un marché intérieur où la concurrence est libre et non faussée», et faire monter des propositions pour des objectifs progressistes.
La fédération départementale du Parti communiste avait pris l’initiative d’un débat sur l’emploi, l’industrie et les services publics, le 9 février 2024 à 18 heures, salle Paul-Avon, au Teil, entre Frédéric Boccara, dirigeant national du PCF, Mathieu Darnaud (LR), 1er vice-président du Sénat, et Hervé Saulignac (PS), député de la première circonscription de l’Ardèche. L’événement était animé par Pierre Souchon, journaliste au Monde diplomatique et à L’Humanité.
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