Rapport à la commission économique du PCF sur la Sécurité d’emploi ou de formation – 27 mai 2020

Face à la crise, la SEF peut devenir une perspective majeure, car l’ordre du jour de notre société c’est d’organiser à la fois le maintien d’un revenu, la préservation des capacités humaines, mais aussi leur élévation et leur créativité pour transformer notre modèle productif et de services face à des modèles totalement remis en cause.

Les effets sociaux de la crise actuelle sur le marché du travail chinois : un choc considérable, une réponse vertigineuse

L’enquête ici synthétisée montre l’ampleur du choc que connait la Chine (plus de 70 millions de personnes qui ont perdu leur emploi). Si les industries exportatrices apparaissent relativement peu touchées, les travailleurs migrants et les indépendants (les deux catégories pouvant se confondre et se renforcer) apparaissent particulièrement touchés. La réponse du gouvernement chinois est considérable puisque 3 700 milliards de dollars ont été débloqués pour l’assurance-chômage et les minima sociaux, soit 27 % du PIB.

Intervenir sur les plans d’urgence économique !

Comment a-t-on pu passer d’un discours dominant sur «les caisses sont vides», «il n’y a pas d’argent magique» (propos d’E. Macron il y a quelques semaines seulement face à une soignante protestant contre la misère de l’hôpital public) à un tel déversement de fonds publics ? Comment expliquer que ce qui était prétendument impossible il y seulement quelques semaines au nom de la «nécessaire austérité des budgets pour réduire le déficit public et la la dette» le devienne tout à coup? Comment cela sera-t-il financé? D’où viendra l’argent? Qui paye, maintenant et qui va payer, après? Est ce que ces plans préserveront l’emploi, le pouvoir d’achat, nos services publics? Si ce n’est pas le cas, comment intervenir ?