Un besoin de révolution
Les colères ne vont pas manquer dans les prochains mois. Prenons donc sans tarder les initiatives nécessaires pour que l’enjeu d’une transformation révolutionnaire de la société fasse de nouveau partie de leur horizon.
Les colères ne vont pas manquer dans les prochains mois. Prenons donc sans tarder les initiatives nécessaires pour que l’enjeu d’une transformation révolutionnaire de la société fasse de nouveau partie de leur horizon.
La remontée des taux d’intérêt, tant redoutée, est devenue une réalité. C’est une décision politique, pas un effet de la « nature ». Cette décision est imposée par la domination du capital dans notre société.
Nous entrons ainsi dans un monde où à chaque instant peuvent se produire des événements auxquels les esprits ne sont pas préparés, même dans les milieux dirigeants les mieux informés. Un monde où il y a urgence à tracer de nouveaux chemins alors même qu’aucune boussole n’indique de façon évidente de quel côté il faudrait se diriger.
La hausse du dollar depuis plus d’un an et l’augmentation brutale des taux d’intérêt de la banque centrale américaine (Fed), le 16 juin dernier, sont des manifestations de la phase actuelle de forte aggravation de la crise systémique du capitalisme et de la façon dont l’hégémon américain, mis comme jamais sur la défensive, tente une nouvelle contre-offensive, financière et militaire, très dangereuse pour le monde entier[1]. (achevé de rédiger le 5 juillet 2022)
Que va-t-il se passer en Chine ? Chacun a conscience de ce que le sort du monde dépend en grande partie de la façon dont la deuxième puissance mondiale va tenter de faire face à la pandémie persistante, à la crise de la mondialisation capitaliste et à la pression de l’impérialisme américain.
Crise de régime : le dossier d’Économie&Politique, n°812-813
L’exaspération est de tous les côtés. Exaspérations anthroponomique et économique sont intriquées. C’est une des raisons pour laquelle ce numéro consacre son dossier aux institutions. Elles constituent une des articulations entre économie et anthroponomie… à condition de voir cette articulation et de ne pas cloisonner.
Début de récession, accélération de l’inflation, hausse des taux d’intérêt, chute des Bourses : un processus destructeur semble s’emballer sous l’effet des contradictions accumulées dans la crise systémique. Quelques points de repère sur la situation économique telle qu’elle se présentait au début du mois de mai.
Des chocs d’offre secouent actuellement les marchés internationaux sur cinq secteurs fondamentaux pour l’économie : les énergies non renouvelables (gaz et pétrole), les matériaux, les métaux, les intrants agricoles, et les produits agricoles, et ces secteurs sont fortement impactés par un niveau d’interdépendance fort entre États. Paradoxalement, ce n’est pas la crise ukrainienne uniquement qui a perturbé ces marchés et fait augmenter les cours. La crise avait commencé dès 2021.
Une crise de régime à la fois traduction et spectre d’une crise globale de système tant il y a concomitance entre crise des institutions, crise économique, crise écologique, crise politique, et crise démocratique et sociale.
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