Énergie : l’enjeu des élections européennes
S’il est un constat sur lequel il n’est plus utile de s’étendre, c’est bien que la libéralisation du secteur de l’énergie européen est un échec patent, du moins pour les peuples de l’Union.
S’il est un constat sur lequel il n’est plus utile de s’étendre, c’est bien que la libéralisation du secteur de l’énergie européen est un échec patent, du moins pour les peuples de l’Union.
Une des prérogatives des députés européens que nous allons élire le 9 juin sera de voter le budget de l’Union européenne, conjointement avec le Conseil qui réunit les représentants des 27 gouvernements des États membres. C’est un enjeu dont l’importance croît, et pourrait croître encore si les conceptions fédéralistes, tendant à faire de l’UE ce qu’elle n’est pas – un État – venaient à l’emporter.
Réussir une véritable transition écologique et énergétique, exige d’investir massivement dans le rail public.
Emmanuel Macron, son gouvernement et la commission européennes mettent en œuvre « provisoirement » depuis 7 ans, sans ratification, un accord instaurant un grand marché avec le Canada. Il démultiplie les profits et les perspectives de gain du grand capital occidental, tout en lui offrant, auprès d’instances privées, des garanties juridiques contre des politiques publiques qui mettraient en quoi que ce soit en péril leurs prévisions de retour sur investissement.
Hélène Bidard, membre du comité exécutif national du PCF, est candidate en quatrième position sur la liste « Gauche unie pour le monde du travail ».
Trop récemment nommée tête de liste du parti macroniste, Valérie Hayer n’a sans doute pas eu le temps de rédiger un programme détaillé de ses ambitions pour l’Europe. L’électeur curieux devra donc se contenter de quelques têtes de chapitres qui figurent sur son site. Mais il pourra aussi consulter avec intérêt ses nombreux écrits des dernières années, en tant que députée mais aussi présidente du groupe Renew-Europe au parlement européen.
Le projet communiste est porteur d’une originalité qui présente trois aspects.
En voulant faire du 9 juin un référendum contre la politique de Macron et un vote pour s’opposer à la « submersion migratoire » et à « l’écologisme », Jordan Bardella entend surfer sur les colères et les frustrations, masquer les renoncements et les contradictions des choix européens du RN, tout en poursuivant son alignement sur les attentes du patronat.
Europe écologie les Verts s’appellent désormais « Les Écologistes ». Passons sur cette petite escroquerie intellectuelle qui consiste à faire d’un nom commun un totem pour s’en attribuer l’exclusivité. Après tout, les Républicains se sont livrés avant eux à cette privatisation sémantique. Mais pas plus qu’il n’y a de républicains que chez Les Républicains, il n’y a pas que chez Les Écologistes que l’on se préoccupe d’écologie.
Depuis quelque temps, la dette publique est l’objet d’une croisade des représentants politiques de l’arc capitaliste. La priorité serait de rembourser la dette avant même de se développer et de renforcer nos services publics ? Se couper un bras, en amputant les services publics, et laisser couler la plaie ouverte ? C’est exactement l’inverse qu’il faut faire : se développer d’abord, cela permettra ensuite d’« avaler » la dette qui pèsera moins lourd. Pour cela il faut utiliser l’argent autrement et ne pas nourrir le cancer des marchés financiers, C’est comme cela qu’on a fait à la Libération en 1944-45, la dette ne se résorbant qu’à partir des années 1950.
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